rangement

je fouille mes vieux carnets pur retrouver je ne sais même plus quoi, toujours est-il que je retombe sur des notes prises pendant le FIBD 2009, qui me font marrer alors je les mets là :

Mercredi. Repas Kstr à la limite du supportable ds un petit resto du vieil angoulême. Heureusement, Bastien est là, sinon je suis coincée avec Borg. J’ai furieusement envie de le contredire sur tout, mais je prends sur moi. Kathy en fait des tonnes pour ne pas changer. J’essaie de rester calme et polie. J’essaie de répondre aux questions débiles, de ne pas m’énerver quand on me reproche sur le ton de la blague de refuser des rendez vous avec des journalistes. Je me fais chier comme un rat mort. Jean Louis Tripp et Loisel sont dans leur coin, JL a beau avoir passé l’après midi avec Bastien et moi à la répétition du concert de dessin, là il devient distant (encore plus) suffisant, voire méprisant. Au Mercure après le repas j’ai encore plus l’impression d’être à un gigantesque bal masqué.

D’un coup j’ai très envie d’être chez moi, les gens me saoulent très vite. Un jeune dessine du graff sur une table perdue du mercure, sans aucun doute attend t-il une consécration. tout ça me déprime au plus haut point, je monte me coucher, avec un livre devenu tout à coup délicieusement familier.

chouette discussion avec Thomas Cadène et Bastien Vives, sur “l’effet angoulême”, phénomène assez bizarre : le seul moment où l’auteur a vraiment une place, est reconnu, sûrement pour ça que ça change tellement les gens, on sent les egos gonflés, la voix devient plus forte, le rire plus sonore, les attitudes plus marquées.

interview sur france culture, avec Lisa, en compagnie de Ruppert et Mulot, pour parler, eux, de la Maison Close (qui fait tant de bruit). Je n’ai rien à dire, je trouve les questions nulles, à se demander si le mec a lu le bouquin, il essaie sans arrêt de nous faire parler de cul, ce qui n’est évidemment pas le sujet. Je dis 3 phrases à tout casser, je m’en fous totalement. Je rejoins ensuite le stand casterman pour une dédicace. Je déteste cet exercice, vain, vide de sens, je ne prends aucun plaisir à dessiner dans ces conditions, je préférais largement dédicacer chez les Requins Marteaux où l’ambiance est très différente, plus décontractée moins oppressante, où le dialogue est possible avec les gens qui venaient me voir. Je fais ça comme une corvée, machinalement, sans voir.

 

Sur l’ITW à france cul, j’ai oublié de mentionner Benoît Peeters venu parler de Hergé. Il m’a jeté un regard noir : j’ai pas pu réprimer un ricanement alors qu’il disait que depuis Tintin y’avait rien eu de bien en BD.

2 réflexions au sujet de « rangement »

  1. déjà la rançon du succès en 2009…..
    t’étonnes pas d’avoir été promue cavalière etc etc en 2016!!!

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