le publicitaire

Victor travaille comme publicitaire dans un studio, avec d’autres publicitaires. Victor est un travailleur zélé, plein d’enthousiasme, souvent félicité par ses supérieurs. Il est un publicitaire heureux dans ce qu’il fait et dans sa vie. Ce lundi, comme tous les lundis, une réunion de travail a lieu, pour parler d’une nouvelle campagne quelconque. Les idées fusent, en vrac, désordonnées.
Victor se démène mais pour une fois c’est un collègue à lui qui décroche la timbale, avec une idée de chat qui dit être ravi parce qu’il s’est levé tôt.
Tout le monde crie d’enthousiasme, l’idée est applaudie, le directeur de l’agence est aux anges et parle déjà de champagne.

Victor, à l’autre bout de la grande table, ne dit rien. Il a l’air perturbé. Son collègue et ami, près de lui, exulte, il lui donne des coup de coudes en s’exclamant que c’est de loin la meilleure idée qu’ils ont jamais eue, les yeux brillants.

Victor a le tournis. Il ne comprend pas.

Il ne comprend pas ce que tout le monde autour semble comprendre et trouver génial. Il aurait envie de demander des explications mais il n’ose pas, il tourne et retourne ce chat ravi parce qu’il se lève tôt dans sa tête, sans arriver à attraper l’idée, c’est comme une boule très lisse sans aspérités, qui glisse encore et encore.
Quelque chose d’énorme lui échappe, quelque chose de si gros qu’il sent la panique venir.
Effaré, il regarde tout le monde. Il a les mains moites, le cœur qui s’emballe. Il ne comprend plus rien du tout, ce que ça signifie, pourquoi c’est si excitant, pourquoi un chat qui parle constitue une révolution, pourquoi un chat serait ravi de se lever tôt, pourquoi ces éléments réunis constituent l’idée du siècle.

La campagne parait, Victor passe devant les immenses affiches du métro tous les jours, depuis ce lundi de réunion, il n’est plus tranquille. Il dort mal, il ne s’alimente quasiment plus. Il regarde les spots publicitaires du chat, et entend le chat à la radio, tout le monde parle de ce chat ravi de s’être levé tôt, le chat est partout dans les conversations, tout le monde s’esclaffe, se plie en deux de rire. Le chat parle dans les rêves des brèves nuits tourmentées de Victor, il lui répète qu’il est ravi de se lever tôt.  Le chat devient une mascotte, un objet de culte, des t.shirts sont édités, des porte clés qui parlent, des clés usb, des casques audio, des posters, des autocollants, des agendas.
Victor regarde, ahuri, le monde entier se passionner pour une idée qui n’a aucun sens. Il a cherché sur internet des clés, il a fouillé les plus obscurs forums en quête de réponse ou au moins d’autres personnes qui ne comprennent pas plus que lui,  mais rien. Tout le monde, du gauchiste au frontiste, du petit garçon à la vieille femme, du français baguette-camembert au moine bouddhiste du Tibet, tout le monde est pris d’hilarité devant cette chose incompréhensible.

Sous cette affiche gigantesque d’un chat qui dit qu’il est ravi de se lever tôt qui fait hoqueter de rire la foule amassée pour attendre le métro, Victor se jette sous la rame qui arrive.

l’idiot (rêve de janvier)

Un homme apprend que c’est l’apocalypse. Mais il est perdu : que faire pour ces dernières heures à vivre ? Il regarde la dernière éclipse qui approche, avec la lune beaucoup plus grosse que d’habitude, elle commence à se fendiller, et la terre qui secoue. Il est dans un bus et voit un contrôleur. Il s’avère que c’est un sans-papier embauché comme tel, pour emmerder les voyageurs. Il lui demande si il compte mettre des amendes, le contrôleur répond oui.
“et tu sais pourquoi tes patrons te le demandent ? Parce qu’ils savent que tout le monde veut voir ses proches, sa famille, ses amis, et il fait de la panique une fausse alerte. Est-ce que tu as envie, toi, de donner les derniers instants de ta vie à ce connard ?”
Sur les téléphones, on peut suivre la course de cette ultime éclipse en temps réel, les nez des gens dessus. L’ombre avance et avec elle le craquement de la croûte terrestre s’amplifie.
L’homme ne sait pas quoi faire.
Il est dans le bus, puis dans la rue.
Il allume son lecteur MP3 mais une espèce de procession religieuse sort d’une église avec une fanfare et il lui prend l’envie de la suivre parce que l’air est très beau. Il pense qu’il est profane, qu’il faudrait sans doute qu’il écoute de la musique qu’il aime beaucoup pour conclure le monde et la vie mais il ne sait pas quoi choisir, aucun air sur son MP3 ne semble à la hauteur.
Il écoute l’intervention d’un homme d’état quelconque, avec quelqu’un qu’il connait près d’elle. L’homme politique déblatère sans fin, et l’homme se retourne, pour regarder derrière le visage des gens qui écoutent. Il voit la lune, énorme, très proche, et le soleil caché derrière. La lune se craquèle, les rayons dorés du soleil dessinent des lignes irrégulières sur sa surface. Il dit à la personne avec elle, en la forçant à tourner la tête : “regarde, c’est vraiment beau”.
Il sent la panique l’envahir et serrer sa poitrine. Non pas la panique de la fin du monde, mais la panique d’avoir trop de choix à faire en si peu de temps et la peur de se tromper.

le fond du slip

il toise mon sac, les bras croisés, ne me regarde même pas en face et lâche un “SAC” autoritaire
“SAC” c’est pas une phrase, “SAC” ça veut rien dire, est-ce que je me mets à déclamer “RÉGLISSE” comme ça en pleine poste, moi, non, alors je fais l’idiote :
-pardon ?
-SAC
décidément.
-je ne comprends pas, bonjour, déjà, et qu’il vous plait c’est pas du luxe
-oui bé je travaille moi, pour qui vous vous prenez

une femme âgée, le regard amusé, me prend le bras et me souffle un “laissez tomber”, je lui souris et lui dit que non, je laisserai pas tomber, que j’en ai marre.
je me prends pour une humaine dis donc, quelle outrecuidance, je refuse qu’on me parle comme à de la merde pour fouiller jusqu’au fond de mon slip à tout propos et toutes les 5 minutes sans broncher, sans le moindre signe de politesse ou le moindre égard, j’ai l’heur de me prendre pour autre chose qu’une vache qui attend qu’on vérifie son numéro.
J’en ai marre.
Le mec ne comprend pas que je refuse. Il veut voir mon sac, sac sac sac il a que ça à la bouche, il exige, il trépigne, il va se rouler par terre dans pas longtemps, il me laisse pas parler il m’énerve, je lui dis ok avec un grand sourire mais je veux voir d’abord votre assermentation qui vous autorise à ça.
Non. Il comprend pas.
ha ben ça m’aurait étonnée. il me désigne sa veste avec un SECURITÉ brodé dessus. Je lui dis que c’est pas une assermentation et je me peux très bien me balader en polo SECURITÉ si ça me chante. Il est exaspéré.
il ne comprend toujours pas. Une meuf intervient en disant “mais c’est pas possible ça”, je me dis, pendant 1/2 seconde, que ça y est enfin je déclenche quelque chose de positif, un refus des gens de se faire surveiller comme ça. Je vois déjà le blocus des clients une AG une barricade.

Naïve que je suis.

La meuf lève le menton, fière et sûre de son coup et m’assène la petite leçon gouvernementale et que je me rends pas compte si tout le monde faisait ça (et bien oui j’en rêve en fait) et que quand même on est dans une période d’attentat là j’en peux plus je lève les yeux au ciel, fais un geste de la main et lâche un “pfft” en rigolant, comme si j’avais une bombe dans mon sac franchement, et me concentre sur le flic improvisé. Je lui répète que je lui montrerai mon sac que si je vois son assermentation. Je suis devant la machine et je tremble en passant ma commande, deux foutues lettres à affranchir, la putain de fin du monde.
le mec me répète en boucle que je suis rien du tout pour lui, no shit sherlock, comme si j’avais pas déjà bien compris. Il me dit qu’il va appeler les flics, alors en collant mes timbres je soupire “mais allez-y, appelez-les”, il téléphone, il angoisse, il geint au téléphone que je veux pas montrer mon sac comme un écolier qui se plaint au maître, j’hallucine, il leur dit que je demande une assermentation et je donnerais cher pour entendre ce que la personne à l’autre bout peut bien lui dire. La femme âgée est à la machine à côté de moi et ricane, je dis “mais quel bon dieu d’histoire du siècle, entrer sans montrer son sac” le mec s’agite encore plus, va voir tout le monde dans la poste en chouinant que je veux pas montrer mon sac, les guichetiers s’en foutent, et pendant ce temps là une foule entre sans montrer son sac.
“mais c’est la loi” jérémiade t-il, ce à quoi je réponds que c’est aussi la loi de montrer cette foutue assermentation.

Comme à chaque putain de fois.

Je vais mettre mes deux foutues lettres dans la boite, le mec me dit de rester là je dis non, il braille FERMEZ LES PORTES au cas où j’ai une bombe autant que je reste dedans tu vois la logique du truc, je dis c’est ça oui et je sors, il tente de me bloquer le passage avec son bras, je le regarde salement en lui disant de ne pas me toucher. Devant la poste, je détache mon vélo en pestant, le mec continue à me parler je l’entends pas, j’enfourche mon vélo quand il me dit qu’il m’a filmée.

Filmée en train de détacher mon vélo ? wow, appelez 3 compagnies de CRS ! contactez le GIGN de suite ! passez vite à vigipirate rougerougerouge !
et je pars en lui disant que j’en ai rien à branler.

les jeunes ne lisent plus

Le 5 avril 2021, le programme est mis en place, non sans certains remous. C’était primordial, une question de vie ou de mort, une question de sécurité planétaire, il était question de sauver le monde de la fin de la lecture, plus menaçante encore que la ridicule montée des eaux, ces peccadilles de questions liées au travail, de mal-être lié à celui-ci, par exemple. Mais les gens ne pouvaient pas savoir ce qui était vraiment grave, forcément.

Il était tout de même question de sauver ce qui faisait l’essence de l’humain, ce qui le différencie de la bête, ce qui fait sa richesse et sa fierté : la culture et donc forcément la lecture. Et d’une génération à l’autre, on s’affolait depuis des siècles, tirant des sonnettes d’alarme que jamais personne n’écoutait vraiment  : les jeunes lisent moins qu’avant. Il était malgré tout étonnant qu’on ait encore autant de production de livres puisque les gens lisent de moins en moins de plus en plus, faisaient remarquer des petits malins contestataires qui ne maitrisaient pas la langue, marquant là leur appartenance à ces castes sous évoluées qui ne connaissent même pas Zola.

Sans doute le genre de personne à se contenter des paquets de céréales. Mais même pour eux, on avait fini par prévoir le coup. Les céréales au chocolat affichaient des extraits de À la recherche du temps perdu en corps 8, les céréales au maïs les discours officiels de grandes figures comme par exemple Malraux, ou Jack Lang. On colmatait les fissures en préparant les grands travaux. L’heure était grave et tout le monde était mis à contribution, comme une immense reconstruction après une terrible guerre, dont les victimes allaient errantes sans même savoir reconnaitre un Flaubert d’un Roucas. Effarés, des professeurs pleuraient convulsivement tous les soirs le sort de leurs jeunes qui préféraient trainer en mob sur la place du village et se rouler des palots plutôt que lire Balzac.

Les gens – ou plutôt futurs gens – devront désormais lire dès l’utérus. C’est la première étape avant de faire lire les spermatozoïdes et des ovules, mais le temps que la science aboutisse ses recherches en nanotechnologies sur des livres assez petits pour le permettre, il fallait à tout prix avancer dans cette voie et ne pas perdre de temps. En attendant et faute de mieux, on allouait des sommes pharaoniques pour équiper le ventre des femmes enceintes de haut-parleurs diffusant en continu les œuvres complètes de Voltaire.

D’ici 2030 on commencera à rattraper le retard et on inversera la tendance, avoir des bébés qui naitront avec des lunettes en demi-lune et déjà chiants comme la mort, alors les parents les tueront, le babillement des enfants s’étant transformé en ronflement continu, qui sur l’incroyable acuité de Flaubert sur son époque, qui de la flamboyance de Hugo. Les parents, les mains encore pleines du sang de bons petits critiques employés à la revue Lire dès leurs 3 mois atteints, se suicideront en laissant des lettres tellement mal écrites qu’on les faisait corriger avant de les faire lire, des lettres où ils disaient dans leur langage répugnant qu’ils ne savaient même pas ce qu’on était censés trouver dans les livres qui importait tant et qu’ils voulaient des enfants à mobylette qui roulent des palots sur les places des villages, devenues de tristes endroits où ne rebondissaient plus que des amarantes poussées par le vent.

pas de bol

Il se leva comme à son habitude, dès potron-minet. Il appréciait l’aube pour le silence de sa chambre de bonne, qui donnait sur la terrasse du Nightbird, bar branché et bruyant, et bien heureusement pour lui il n’avait pas besoin de beaucoup de sommeil.
Quoi que ces derniers temps il se sentait un peu fatigué, il faut dire que ses recherches, de plus en plus frénétiques au fur et à mesure qu’il approchait du but, le tenait dans une excitation presque insupportable. Il gardait sur sa table de chevet un carnet plein de notes embrouillées, dans lequel il griffonnait pour calmer sa tête avant de dormir, et avant que le jour ne pointe il le reprenait, avec son premier café bien tassé, pour trier les trouvailles qui lui seraient utiles.
Ce réveil n’était pas tout à fait comme les autres, quelques heures avant il avait justement écrit, avec ses pattes de mouches décodables par lui seul, ce qui lui semblait être la clé de ce qui le bloquait.

Il tenait enfin ce qui enfin allait lui apporter peut-être la gloire, peut-être l’argent, mais surtout ce qui lui permettrait d’obtenir d’une façon ou d’une autre tout ça : le temps en quantité illimitée, il avait fini par percer le secret de la vie éternelle et de l’invincibilité. Ébouriffé, il ouvrit son carnet et alluma une cigarette. Fiévreux, il tria et mis au propre ses notes, puis alla se rafraichir rapidement au petit lavabo, dans un état lamentable faute de temps pour le ménage, et se remit au travail.

Le téléphone sonna, confirmant qu’on est toujours dérangé quand on planche sur un travail de la plus haute importance et qui nécessite toute notre attention. En soupirant, il empoigna le combiné :

-Salut, comment va ce matin ?
-ho salut… tu sais, je t’aime beaucoup et tu le sais mais tu tombes mal, je suis sur le point d’aboutir enfin. Je sais que ça fait longtemps qu’on ne s’est vus, mais promis, demain ou dans deux jours.. mais maintenant je suis désolé je suis bien trop occupé.
-si tu n’étais pas mon ami, et si je ne partageais pas ton goût de la découverte, crois moi il y a longtemps que j’aurais laissé tomber.
Il rassura son seul ami, dans deux jours tout irait mieux et ils se reverront, avec du temps, du temps à ne avoir qu’en faire, et ils referont, encore et encore, le monde tel qu’ils le voulaient, avec cette fois l’espoir d’y arriver.

La journée passa comme un songe, il travailla sans discontinuer. La fin d’après-midi arriva sans qu’il s’en rendit compte. Il avait enfin mis au point la formule qui l’obsédait depuis si longtemps. Les ingrédients en étaient si vulgaires, ordinaires, banals, triviaux qu’il s’en sentit un peu vexé. Mais sitôt l’étonnement passé il se réjouit : il pouvait finaliser son œuvre tout de suite, il avait tout à portée de main.

Il n’aurait  pu ni trouver le sommeil ni rien faire d’autre tant qu’il n’aurait pas essayé, et tant pis pour la fatigue qui maintenant pesait de tout son poids sur sa nuque. Il avala le liquide nauséabond en grimaçant et resta là, les bras ballants, planté au milieu de l’unique pièce dans un indescriptible désordre. Tout d’abord il se sentit rien d’autre qu’une nausée qu’il refréna, craignant de rendre la précieuse potion. Il regarda la nuit par l’œil-de-boeuf, sans la voir vraiment.
Et puis il ressentit, çà et là, des fourmillements, des petits tressautements, des gargouillements et des torsions. Prenant son courage à deux mains, il entreprit de tester l’efficacité de sa découverte. Il savait qu’il risquait de faire le grand saut mais il ne voyait pas comment s’en assurer autrement.

Et jeta une corde par dessus la poutre qui traversait la petite pièce, y fit un nœud coulant et se pendit sans perdre de temps à réfléchir, il prit juste soin de ne pas faire tomber la chaise quand il effectua le presque ultime petit bond de côté. Ç’aurait été bien trop bête de passer l’éternité suspendu comme un jambon.

Son Corps se balança, avec un petit grincement de la corde sur la poutre. Rien ne se produisit pendant un bon moment.
La lueur des lampadaires plus loin colorait le ciel bas d’un jaune sale, la cour envoyait à nouveau des sons sourds et entêtants quand ses doigts remuèrent doucement. Il ouvrit un œil, puis deux.
Effaré, un peu perdu, il porta ses main à son cou, puis il réalisa enfin ce qu’il s’était passé. Il ouvrit grand les yeux et, encore suspendu, partit dans un rire presque dément. Il avait réussi.

Ses pieds cherchèrent la chaise, elle était un peu loin et il commença à paniquer et se maudit d’avoir été trop pressé. Heureusement il réussit à l’atteindre à force de déhanchements.
Abasourdi, il resta devant le petit miroir sale, à s’ausculter de bout en bout, et il constatait qu’il allait bien, très bien même. Très bien sauf que la fatigue accumulée ces derniers mois se faisait cruellement ressentir. Hélas le secret de la vie éternelle ne renfermait pas celui de l’énergie perpétuelle. Il sourit en se faisant cette réflexion.
Philosophe, il se dit que la meilleure chose à faire pour commencer cette nouvelle vie était de dormir tout son saoul pour attaquer de plus belle, frais et dispos, et enfin retrouver son ami.
Il se glissa sous la couverture élimée avec un profond soupir de contentement et s’endormit très vite. Il dormit 48h, il n’entendit pas tambouriner à sa porte, il n’entendit pas plus son radio-réveil calé sur france info, il n’en percevait qu’un babillement lointain, une petite musique drôle, il souriait dans son demi-sommeil en se disant que désormais plus rien ne pressait, et il repoussait encore le moment du premier lever de sa nouvelle vie.
Il n’entendait pas la clameur qui montait de la ville tout autour.

“France info, 15h. Depuis 24h maintenant le monde est plongé dans le chaos. En effet, l’annonce de la fin du monde par d’éminents scientifiques a semé une terrible confusion et partout on cherche à exaucer ses dernières volontés. De gigantesques orgies se sont déclarées partout, les villes flambent, les pilleurs ne se concentrent plus que sur les magasins de nourriture de luxe pour un dernier festin. Je vais quitter moi aussi l’antenne, il ne reste plus que 12h et je ne veux pas les passer à regarder le monde savourer ses dernières respirations, ciao la compagnie.”